L'Héraldique est une science auxiliaire de l'histoire qui est souvent liées à l'étude des généalogies familiales. Afin de se distinguer entre elles (au départ surtout à l'occasion des tournois de chevaliers). les familles utilisaient un blason distinctif. L'héraldique est donc l'étude de ces blasons. Par évolution et extention, l'utilisation s'est généralisée et l'on trouve des blasons de familles bourgeoises ou praticiennes, des blasons de métiers ou coeporations, des blasons de seigneurs, maires, échevin et greffiers des cours de justice, des blasons de villes, communes, etc...
La révolution a aboli tout cela et actuellement, la constitution Belge octroie depuis 1830 au Roi le pouvoir d'anoblir et d'attribuer des armoiries, véritable titre de propriéte d'un blason pour celui à qui elles sont attribuées.
Ainsi en est-il de nos Villes, Communes, et... communautés. (notons que rien n'empèche un individu de s'octroyer un blason propre. et de" l'enregistrer" pour lui donner un "semblant" d'authenticité, mais ceci est une autre histoire. L'individu a caractérisé ses documents aux chartes, parchemins et écrite divers auxquels il souhaitait donner un caractère officiel et ine crédibilité personnelle. Sans vouloir rentrer dans des considérations généalogiques certaines. Dont l'étude est toujours en cours pour Loyers, il était nécessaire de fournir aux Loyersois la représentation du blason qui correspondait à son histoire. Ainsi dirons-nous que les articles à venir donneront une série de blasons rasemblés pour la circonstance et qui seront liés entre eux par la suite pour former l'histoire proprement dite des "Loyers" ses environs et des familles qui en portèrent (et portent encore) le patronyme.
A suivre...

Source : BESURE Phiplippe, 1992 (c) dépôt légal BD 43639
Extrait du Journal L'Entre-Deux du 2 septembre 1992

(suite) BESURE Philippe 1992 (c) dépôt légal BD43639 Les origines attestées et incontestables n'existent pas en ce qui concerne la seigneurie de Loyers-Namur. De quoi est-on sûr et que pourrait-on en déduire avec prudence ? "Les anciens sires de Loyers issus de Simon de Mozet (1190-1221) fils de Guillaume sire de Mozei, appartenaient sans doute à la lignée des anciens avoues du domaine liégeois au comté de Namur". (Roland : le domaine Liégeois de Namur et ses avoues). Ces quelques lignes nous engagent à analyser le contenu des actes et documents qui sont parvenus jusqu'à nous. Nous procéderons en trois phases imbriquées; d'une part l'analyse par personnage (et donc par blason), ensuite l'analyse par documents chronologiques, et enfin les conclusions qui seront déduites des deux phases précédentes. Le personnage qui suit va servir de tremplin pour établir le début de l'arbre généalogique probable des seigneurs de LOYERS-Namur.
Jean de BREHAING
Jean de Brehen possédait des biens à Opheylissem avant 1274. Sa tombe se trouvait dans les encloïtres de l'abbaye de Grand-Pré. "Jean chevalier de Brehain + te VIII des kalendes d'avril 126O. Effigie d'un gentilhomme arme portant un ecu à la ceinture et des bannières aux épaules". (LeFort. nouveau 1603). "Hicjacet dns JÔës de brehaing miles qui Qbjjt 126,8" Le même personnage est cité aux chartriés et cartulaires de Salzinnes Geronsart et Grand-Pré. (Radiguès Ibid, Verbo Loyers p.393) En 1253, parmi les arbitres présents au château de Namur, messires Johan de Brehang,chevalier et gentilhomme: en 1257, Ernaus de Brehang gentishoms. (Brouwers. chartes et règlements Tl/p. 89, 90 et 92)
En 1261. le 21 janvier, Jean de Brehain, SEiGNEUR DE LOI ERS et Enjorand de Bioui. chevaliers, affranchissent un serf pour le donner à l'abbaye de Solières. (Comm.Roy.d'hist.V"serie,t.lV,p.26)
blason debrehaingBlason: Est sujet à variantes de description entre les auteurs: 5 Bandes à un canton (rns.d'Udehiern f°14) A 5 bandes et franc quartier brochant piain (Lefort) A la bande cotisée au franc quartier... Huart, (p.3005 )relève que parfois, les pièces sont si minces que l'on pourrait plutôt écrire une coîice accostée de deux filets,ou écu à ia bande en devise.. En 1300.1e 14 avril,Ode de Loirs dite de Brehen. a cédé trois bon-niers d'alleu à Brehen à i'abbaye de la Ramée. (Inventaire des archives de l'abbaye de la ramée à Jaucheleîîe. AGR.Registre 110) Extrait de "Géographie et Histoire des Communes belges" par Tarlier et Wau-ters.(Notes aimablement communiquées par Mr.R.GIL-SOUL, Président du Cercle d'Histoire de Perwez en Brabant. et que nous remercions dans le cadre du GENAM) Canton de Jodoigne: Commune de Marilles. BREHEN: anciennement Brehain: hameau de Marilles situé le long de ia rive gauche du ruisseau de Goiard. (Brehen, 1204, 1520, 1656, 1676; Brehein, 1274; Brehain, 1300, 1383; Braheyn, 1340: Brehent, 1729). On cite encore le Waulx de Brehen, 1525, Waux de Brehein, 1527; la censé de Brehen, 1703. ancienne ferme seigneuriale qui a été démolie, (elle existait encore en 1794}; le bots de Brehen a été défriche. Actuellement (1989), il y a encore une rue de Brehen à Mariiles. Dans les dépendances de la ferme de Brehen, a existé le cimetière de Brehen, où Jean Solis (Mr.GHsoul pense qu'il faut lire Solas), de Perwez, fut enterré le 1.8.1691. La ferme seigneuriale de Brehen, qui se trouvait entre Marilles et Herbais, sur la rive droite du ruis- 5seau du pré des Cippes, a été longtemps la résidence d'une famille qui portait le nom de ce domaine. Sire Jean "noble homme de Brehein", était mort en 1274, lorsque sa veuve, dame Agnès, et trois de ses enfants, Arnoul, Marie et Ode, se portèrent caution envers l'abbaye de la Ramée (Jausselette), où deux autres filles de Jean et Agnès avaient fait profession, que "noble homme, sire Enguerrand de Biu . (ou Bioul) "gendre de Jean et d'Agnès", ne reclamerait jamais certains biens situes à Helecineal (Opheylissern) et qui avaient été acquis par l'abbaye d' Heylissern.
Chronologie de documents :
1210, juin, au Palais de Liège: (1) Hughues, évèque de Liège, fait savoir que Simon de Mozet et son fi|s Henri^ ont donne à l'abbaye de Villers tout ce qu'ils possédaient dans l'alleu de Mozet, Maizeroule et Ster. "In nomine sancte et indîvidue trinitatis. Hugo Dei gratia leodiensis episcopus presentibus et futuris in perpe-tuum .Notum vobis facio quod Simom de Mosen. liber homo, et filius suus henricus quidquid habebant in allo-dio de Mosen et de Maizeroulle et de Ster contulerunt in elemosinam ecclesie de Villarupso Simone présente, eodem fîlio suo super altare offerente. quidquid pos-sidebant in terris, silvis, aquis. pratis, pascuis seu aliis quibuslibet modïs prêter familiam. Processu temporis predictus Simon tempore sinodi generalis in presenîia nostra Leodii constitutus prefatam elemosinam in manus nostras ad opus ecclesie de Villari qui tune presens erat libère ex integro resignavi. Quod ut stabi-le persévère! presenîem paginarn sigilli nostri impres-sione ob confirmationem precepi signari, subscriptis ad testmonium viris fidelibus quorum ista sunt nomina He-ruardus archidiaconus. Alardus majoris ecclesie canoni-cus, lambertus abbas de Alna, magister Adam de Narnurco. magister Sigerus custos de nivelta, Iwanus parochianus".
(1) : PONCELET Edouard; Actes des Princes-Evèques de Liège, p.82.
Hugues de Pierrepont 1200-1229. Bruxelles, 1941. Commission Royale d'Histoire - Copie de l'an 1686 dans le cartulaire de l'abbaye de Grandprè, t. I, fol.2 vo Juillet 1261 : (1} Jean de Brehang. chevalier, et Enjor-rand de Bioul. chevalier et bailli du comte de Namur, mettent les religieux de Geronsart en possession du fîej de LijriQy_, qui avait été donne à ceux-ci par Thierri de Limoy. -A tos cheas ki ches presens lettres veront et oront. nos Johans dis de BREHANG chevaliers, et nos Engorrans de BYOUL, chevaliers et bailhiers de la terre de Namur, faison cogniable chose ke nos l'amone ke Thiris de Lirnaîng fist jadis a la maison de Geronsart de tout son fief entièrement Ki gist el lerroit de Li-mang, ke ilh tenoit de rncm sangnor Henri de Loieu. nostre antecessor, en terres en preis. en bos. et en autres choses, avons loe et octroie, si cim sangnor de tief, a la maison de Geronsart devant dite. Et che fief avons nos rendu! a ia maison de Geronsart devant dite a cens chascon bonier por II namurois, a paier chas-con an a la cort a la Saint Johan. Et chu avons nos fait par devant nos homes de fiel. Wiri de Limang et Johan de Naninnes. Et si avons recheut a masuir frère Johan. le suprious de Geronsart devant dit. par notre major Andner et par nos eskevins de Loieu: Erbert, Syrnon. Ewraj;j, Jvlichiel. Mahier et Druarf. et par teilh condition ke la maison de Geronsart devant dit. doit relievreir a la cort une autre frère avestit, le queis doit paier a revestir droite vesture, si cum autre masuier a dit del eskevin. Et chu fut fait l'an del incarnation Notre Sangnor Jhesu Crist M CC eî LX et une, le moys de fenal. (") Eî por chu ke ches choses soient fermes et estables, je Johans devant dis, por chu ke je n'ai point de saie!, si fait ches lettres saeleîr de saiel mon sangnor Adan d'Asséché, chastelain de chasteai de Namur; et je Enjorrans devant dis les ai saelees de mon propre sael. Ches lettres furent donees en l'an del Incarnation et el moys devant dis.
(DBARBIER, Histoire du monastère de Geronsart, p.276. carîu lai re.fol. 33ro.
(')moïs de îenal ou fenalmois.mois ou l'on fauche les
foins mois de juillet.

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