Depuis quelques années, "le Tour du Coq", la seule manifestation folklorique connue de Loyers qui est avérée historiquement, a été remise à l' honneur le samedi des fêtes de la miaou. On se perd en conjecture sur l'origine de la manifestation.
L’historique (selon George Cassart)
Le tour du coq se faisait le lundi après la fête ( la fête avait lieu toujours le dimanche avant le 15 août ).Cette organisation était assurée par le comité des jeunes ( célibataires obligatoirement ).Celui-ci se démenait pour récolter des fonds ( commerçants, cafés, personnalités extérieures y contribuaient).
Le lundi à l’aube, ce regroupement de "jeunes" commençaient à sillonner les rues du village, allant lever les jeunes filles et passant chez les gens où ils recevaient, chez l’un un chou et une botte de carottes, chez l’autre des biscuits afin de remplir leur manne dont le contenu était destiné à une vente commune sur le mur du cimetière juste après la messe de 9 heures. (Cette vente était orchestrée le plus souvent par Georges Cassart et Emile Godart ). Après tout cela, le drapeau en tête du cortège, suivi de 4 ou 5 musiciens et le public sillonnaient les rues. Ils étaient reçus au château, la ferme Marchand (père), les parents de Georges Cassart (conseiller communal) et chez le Mayeur ; Auguste Sprumont. Ceux-ci offraient à boire aux gens présents.
A ces personnes accueillantes, le comité offrait un vrai canard. Sous un bon air de musique, les "couples" se formaient pour danser. Par la suite, tout ce beau monde faisait le tour des cafés existants ; Degaye, Cassart, Van Laethem, Thirionnet-Lambert..... Là, le comité des jeunes proposait à boire à tout le monde ainsi qu’un chocolat et un tour de carrousel aux jeunes enfants. On dansait encore jusqu’aux petites heures du matin !!! Pour certains bien éméchés, cette longue journée débutait à 6 heures du matin et se terminait bien tard le soir avec au bout du compte un retour chez soi chaotique
Le jour du 15 août, un bal était organisé dans tous les cafés. 15 jours après la kermesse, le comité des jeunes repassait dans les cafés en organisant des jeux à l’ancienne (quilles, courses aux sacs, chaise musicale....). 
Cette journée s’appelait la "Remise de la Kermesse".

Propos recueillis auprès de Georges Cassart par Laëticia Pochet.

Le tour du Coq selon George Lebe
... Le lundi: deuxième jour, dès l'aube la jeunesse munie de mannes récoltait les tartes, fleurs, vivres et légumes dans chaque maison pour la vente aux enchères dite «vente des tartes» par les membres de la jeunesse juchés sur le mur du cimetière.
C'était à l'issue de la messe chantée pour les défunts et les victimes des deux guerres. Chaque assistant spectateur était interpellé par son nom ou son sobriquet et mis à contribution de la façon suivante en wallon, exemple: un beau bouquet de fleurs pour notre curé: 50 francs; un bon morceau de tarte pour « li marchai! »: 20 francs; et ainsi de suite jusqu'à épuisement des stocks.
C'étaient les jeunes hommes organisateurs restés au bas des murs qui étaient chargés de recueillir les dons. Ensuite débutait le tour du Coq dont le cortège était précédé du drapeau de la jeunesse avec quelques musiciens de la phalange locale. Tous se mettaient en route. Les jeunes bras-dessus bras-dessous, dansaient en avançant sur toute la largeur de la route au rythme des airs folkloriques traditionnels.
Première étape: le château, où les comtes de Beauffort attendaient leurs invités sur le perron. Distribution des boissons et friandises et le maître jeune-homme, invitait la comtesse pour ouvrir la danse après avoir offert un canard, cou enrubanné de bleu. Fallait-il voir en cette couleur une relation avec le bleu de la barre du blason héraldique communal ? La question est posée.
Le cortège se remettait ensuite en marche sur l'air «encore un p'ti verre de vin pour nous mettre en route-ou-oute... pour nous mettre en train». Même scénario pour les arrêts suivants: la ferme du château, parfois une autre ferme, chez le mayeur, chez les échevins pour se terminer dans les cafés. Les réceptions se terminaient à chaque fois, aux accents des dernières strophes de la Brabançonne: «le Roi, la Loi la Liberté.» Pendant cette exécution, chaque homme se découvrait... Dans les cafés étaient offertes sur le compte du comité plusieurs tournées générales.
Le soir, bal dans tous les estaminets jusqu'aux petites heures...

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